COMME TU ES BELLE

COMME TU ES BELLE

Crédits photos : Kirsten A.

C’est fou comme mon poids peut-être une question qui m’obsède et me pose problème. Il y a encore deux jours, j’étais horrifiée par moi parce que je ne rentrais pas dans la superbe robe de ma pote. Alors que je venais d’avaler une petite quantité de bulles et de canapés pour les accompagner. À mes yeux, je suis toujours TROP grasse (rires) . C’est la première fois que je reconnais que j’ai un problème de ” body image”. C’était déjà le cas il y a 15 ans quand je faisais 54 kg. C’est à se demander pourquoi je m’inflige ça ? Et je me suis dit que je ne dois pas être la seule dans ce cas donc pourquoi pas en parler avec vous ?

Quand  ça vire à l’obsession…

Ce focus sur mon poids est devenu une telle obsession, que ça crée chez moi ce besoin de contrôler, de me contrôler. Cela me pousse à développer de ce que mes copines appellent des lubies… Leurs caractéristiques  ? C’est souvent quelque chose de nouveau (type devenir végétarien du jour au lendemain, me mettre au sport comme si ma vie en dépendait vous voyez le genre), souvent assez extrême et qui ne dure jamais longtemps (toujours d’après mes copines). Je persiste et je signe, souvent ces tests  créent quand même un petit changement dans mes habitudes (LOL) . Mais c’est vrai que sur la plupart de mes tentatives, sont un fail à terme, parce que foncièrement, je suis une bonne vivante. La nourriture, sa préparation et le fait de la manger,  sont parmi mes principales passions (MDR).

Quand les réseaux sociaux s’en mêlent…

Et puis, il y a les réseaux sociaux, qui parfois nous rappelle le fait qu’on n’est pas assez mince, pas assez soi-même, pas assez unique, qu’on en fait jamais assez. Néanmoins, selon moi, les réseaux sociaux ne sont  pas la bête noire. C’est plutôt la manière dont nous les consommons qui l’est. On oublie toujours que en tant qu’être humain, on a toujours tendance à montrer nos victoires et bons côtés pour inspirer, donner du bonheur aux autres ou tout simplement frimer. Au détriment des choses moins positives. Alors, qu’elles aussi elles pourraient inspirer et créer une conversation collective intéressante. Et pourtant on consomme les contenus qu’on nous sert au quotidien comme si c’était une vérité absolue. Après, il y a des personnalités qui sortent du lot de par leur authenticité et cela fait du bien. Je tente tout de même , de lever le pied d’instagram. Je poste moins et j’essaye de consulter mon feed moins souvent et moins longtemps, sans forcément tirer un trait dessus. Parce que ça reste un outil formidable de communication, je ne peux pas le nier. Néanmoins, ça ne me coûte rien de m’en désintoxiquer.

Lâcher-prise et s’accepter

Après toute cette réflexion j’ai décidé que trop c’est trop. Après avoir passé des étés entiers à envier la nana d’à côté qui est aussi fine qu’une frite, à m’imaginer comme les bombes ” naturelles ” d’instagram et à me regarder 300 cents mille fois dans la glace à 15 secondes d’intervalle, cherchant l’angle qui me rendra plus fine, j’ai décidé qu’il était peut-être tant que je laisse mon corps tranquille . Que je lui prodigue des choses et des pensées qui lui font du bien, au lieu de lui faire comprendre qu’il est à jeter  à la poubelle. Après tout la négativité n’a jamais aidé personnes. Ça vaut peut-être aussi pour la graisse et les poignets d’amour (rires).

Parce que peut-être que c’est ça le secret. De s’aimer pour ce que l’on est, aujourd’hui. Et d’accepter qu’on a qu’un corps et que même si on voudrait qu’il change, il faut lui donner un peu de temps pour intégrer ces changements.  D’accepter que la beauté c’est un tout et que ça vient avant tout de l’âme et de ce que les autres ressentent  à notre contact. Et bien oui ! Je vous sors le couplet de la beauté intérieur, mais  je crois que c’est la vérité que j’aimerais adopter. Je ne vous dirai jamais qu’il faut rester assise, les bras croisés à attendre de perdre du poids alors que vous vous goinfrez et vous sentez mal dans votre peau. Je dis juste que l’extrême ne donne jamais de bon résultats. Parfois, il vaut mieux prendre le temps de comprendre ses schémas pour trouver une solution plus viable à son problème, un pas à la fois. Parce que : ” Rome ne s’est pas construit en un jour”.   Ne perdez juste pas votre objectif de vue. Les résultats pourraient vous surprendre. Parce que des fois, la seule chose dont nous avons vraiment besoin c’est de temps.

Pour reprendre les mots du tout premier ouvrage d’Hannah Bronfman, une de mes inspirations “bien-être” : ” Do what feels good“, qui veut dire :” “ Fais ce qui te fait du bien. “Et bien on va faire ça. Et on verra de là ce que ça donne 🙂

Prenez soin de vous.

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