Etre la femme que je suis et que j’ai envie d’être.

Etre la femme que je suis et que j’ai envie d’être.

C’est le 8 mars ! Je souhaite à toutes les femmes comme moi qui foule le sol de cette planète une belle Journée International du Droit des femmes.

« Be a Lady They Said ». « Soit une vraie femme qu’ils disent », traduit dans la langue de Molière. C’est tout ce qu’il m’a fallu pour que ce post germe de mon esprit.

Et pourtant ce n’est qu’à l’âge adulte que j’ai réellement compris à quel point il est important que cette journée existe. Et j’espère que les futures générations, dès le plus jeune âge le comprendront aussi.

L’importance de cette journée du 8 mars

Etre une femme dans un monde d’homme n’est pas un cadeau. Etre une femme noire, dans un homme créé par et pour l’homme blanc non plus. Etre une femme dans une société où ses libertés à tous les niveaux, de l’éducation à ses choix de vies, sont dictées, limitées, est insupportable et injuste. Et pourtant des millions voire des milliards de femmes vivent cette tragédie au quotidien. D’où l’importance de cette journée. Au delà de célébrer les femmes comme on me l’a véhiculé de manière un peu naïve durant toute mon adolescence, je dirais que l’idée est plutôt de lever nos voix à l’unisson pour pousser au progrès afin que chaque femme qui respire sur cette planète ait le droit d’être, d’aspirer et d’évoluer au même titre qu’un homme. C’est en tout l’un des rêves que j’ose caresser.

Quand les femmes sont l’objet d’injonctions depuis toujours

« Be a Lady They Said ». « Soit une vraie femme qu’ils disent », traduit dans la langue de Molière. C’est tout ce qu’il m’a fallu pour que ce post germe de mon esprit.

Voir une vidéo comme celle-là exister, c’est exaltant et pénible à la fois. « Be a lady they say. » Cette vidéo est devenue virale. Parce qu’elle reflète en images la pression qui est exercée sur les femmes au quotidien, de manière quasi normale pour l’inconscient collectif. Ce court métrage réalisé par le magazine britannique Girls Girls Girls Magazine met sobrement en scène, Cynthia Nixon, connue pour son rôle de Miranda Hobbes dans la série Sex in the City, et également comme ex-candidate aux primaires démocrates de 2018 au poste de gouverneur de l’État de New York.

Dans cette campagne d’images de presque 3 minutes, Nixon dénonce les injonctions incessantes exercées sur le sexe féminin en les énumérant. Inspiré du texte de la blogueuse Camille Rainville écrit en décembre 2017, dans ce court vous verrez des corps, des clichés, des célébrités de plusieurs époques, la voix de Cynthia Nixon faisant passer ce message fort avec un tempo qui sonne juste. Trouver le court métrage ci-dessus. Le message à retenir ? C’est encore trop d’injonctions, de jugements, d’attentes sociétales sur nous en 2020. Et encore, n’a pas été mis en avant le pire qui arrive aux femmes qui ne vivent même pas dans un monde libre. Je pense à elles aujourd’hui.

Comment ça me renvoie à ma propre histoire ?

Je peux le dire, je m’estime plus que chanceuse. Chanceuse d’avoir grandit avec pour exemple une femme, qui pendant les premières étapes de ma vie a été ma mère et mon père. Alors que ma mère n’est pas féministe pour un sous, ses leçons d’éducation et son exemple l’ont toujours été. Bizarre hein ? Je ne me revendique pas féministe, mais au fond de moi je le suis. Mais pas une féministe dans le sens politisé du terme. Je crois juste de tout mon être que je devrais avoir les mêmes droits et devoirs qu’un homme.

 » Le droit de pouvoir aspirer devrait être le même pour les femmes comme pour les hommes. »

Après, il est vrai que des externalités comme la nature, les capacités physiques et intellectuels , où l’on nait, l’éducation, créent des fossés. Mais le droit de pouvoir aspirer devrait être le même pour les femmes comme pour les hommes. Le double standard ne devrait pas exister et pourtant il est bien là.

Ce court métrage crée un écho au niveau de mon rapport au corps. Apparemment être sexy ou montrer un peu de peau est une raison suffisante pour se le faire remarquer et être hypersexualiser. Quand pour les hommes il n’y a rien de mal. Rien que sur l’exemple de la poitrine. Dans un certain contexte, un homme torse nu ça ne dérange personne . Et si maintenant une femme se met « torse nu » donc seins à l’air, tout de suite, elle est taxée de libérée, voire de nudiste. C’est autour de ces idées genres que notre société occidentale s’est construite et ça m’échappe. Et pourtant ses normes malgré moi font intégralement partie de mon identité et de ma manière de voir le monde. Je le sais, me rééduquer est essentiel.

Petites anecdotes…

Mon meilleur ami & moi

Personnellement, je n’y peux pas grand chose, mais j’ai une forte poitrine et ce depuis mon adolescence. Donc ça se voit. Mon meilleur ami avec qui j’ai grandi, avec je ne sais quelle intention en tête, m’a quand même déjà accueilli a une soirée avec un  » C’est quoi ce décolleté ? « . Il m’a déjà aussi interpellé pour une photo en maillot de bain que j’avais prise parce que je me trouvais jolie en me disant  » Mais Laura c’est comment ? C’est quelle qualité d’égarement ? »

J’ai toujours pris la mouche avec ces propos. Et il n’a jamais compris pourquoi. Il voulait sans doute me protéger, mais j’ai toujours eu l’impression qu’il me limitait, me rapetissait, m’empêchant d’exprimer une partie de moi avec laquelle il n’était pas à l’aise, comme je l’entends.

Au travail

La cerise sur le gâteau c’est quand un collègue m’a quand même déjà dit « Tu devrais ranger tes seins », alors que je portais un pull en V. Lui c’est un autre cas. Je l’ai déjà repris à plusieurs reprises sur sa tendance à hypersexualiser les femmes, en se comportant de manière pas adaptée au travail.

A la maison, adolescente

Gamine, à l’époque des tailles basses et des string qui sortait ( on se sait lol) , il y a des matins où mon père me demandait de me baisser pour s’assurer que l’on ne verrait pas mon slip dépasser. Véridique oui. Ce n’est pas un reproche, mais juste un fait. Il tenait que j’aille en cours dans une tenue appropriée, ce que je peux comprendre. Mais la démarche, avec du recul, n’était peut-être pas la plus adaptée. Sa peur, je la comprends. Il craignait le regard des jeunes garçons sur moi et de l’inappropriée. Aurait-il fait ça si j’avais été un garçon qui portait un baggy avec son caleçon qui dépasse. Probablement pas.

Là, dehors

Le pire c’est surement là qu’on l’entend ou le vis. Les remarques sur ses gens qu’on connait qui ont idées préconçues sur le femmes. Parce qu’elle fait ça, elle est ça. Et ça vient aussi bien des hommes que des femmes.

Voilà à quoi me renvoie ce court métrage. A toutes ses injonctions qu’on reçoit de manière microscopique et répétée, qui ne permette pas d’évoluer sereinement et avec authenticité surtout. Et ça devient une forme de pression à être ce que la société à décider qu’on devait être, au risque d’en être éjecté. Et qui aime être éjecté ?

Et puis on décide que ça s’arrête

C’est en intégrant que nous n’avons pas de problèmes personnellement, mais que la société en a bien un de problème qu’on se délivre et qu’on se donne l’opportunité d’être soi, peu importe ce que ça implique. Cela nécessite de se rééduquer au son de son intime conviction sur le sujet. Aujourd’hui’ j’ai décidé qu’il n’y a pas de mal à poser en sous-vêtement sur cet espace. Oui, j’ai des appréhensions sur la réaction de mon entourage, mais en même temps, j’y vois de la beauté de m’assumer de cette manière. Ca ne fait ni de moi une dévergondée, ou quelqu’un qui a envie de se montrer pour se montrer.

J’ai juste décidé, que mon corps m’appartient et que j’en fais ce que je veux. Et en prenant cette décision, je n’autorise ni les injonctions ou les réactions. Je décide juste de me vivre dans toute ma vérité et toutes mes facettes. Que ça plaise ou non, ce n’est plus mon problème.

Et je vous le souhaite à toutes , de pouvoir vivre votre essence, être qui vous êtes et qui vous avez envie d’être, exactement comme votre père, frère, cousin, copain, mari le ferait, sans limites. A droit égale.

Crédit photos : K.S.

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